Retailers : saisir les opportunités du e-commerce transfrontalier
Le e-commerce transfrontalier se porte plutôt très bien : c’est le résultat d’une étude menée conjointement par l’Ipsos et PayPal, qui révèle que près d’un acheteur sur deux commande sur des sites étrangers.

Achat à l’étranger : de multiples raisons motivent les consommateurs

47% des internautes commanderaient leurs produits sur des sites étrangers, selon une récente étude PayPal et Ipsos. Mais pour quelle raison ?


Si les consommateurs achètent à l’étranger, c’est avant tout pour bénéficier de tarifs attractifs. Avec des paniers moyens globalement en baisse, les utilisateurs savent aussi que comparer les prix peut permettre de réaliser des économies. Mais internet permet aussi d’accéder à des catalogues inédits, pour acquérir des références originales et se démarquer ; utiles aussi, les sites étrangers permettent de commander des références qui ne sont simplement pas proposées dans leurs supermarchés : c’est notamment le cas pour les produits alimentaires ou cosmétiques.




Expérience utilisateur, livraison, offre : des atouts de plus en plus nombreux pour le e-commerce international

Si le commerce transfrontalier se porte si bien, c’est qu’il est porté par une technologie et une offre toujours plus pertinentes : site multi-langues, service après-vente local, catalogues étoffés… Les e-commerçants saisissent les enjeux des commandes internationales, mais doivent aussi en appréhender les freins, comme l’explique Philippe Boulay, PDG de Upela : “les frais et délais de livraisons, ainsi que les taxes et droits de douanes sont des obstacles à la finalisation de la commande transfrontalière. Plus encore que sur une vente nationale, les garanties apportées à l’utilisateur doivent être rassurantes. C’est le cas notamment sur le produit en lui-même, et sur son expédition : si le consommateur n’est pas à 100% sûr qu’il va recevoir le produit annoncé, ni qu’il le recevra en bonne et due forme, il n’ira pas au bout de son achat.” .
Autant de freins qu’il convient de transformer en opportunité : “bien souvent, la recherche de fournisseurs de service à l’international débouche sur une renégociation de ses conditions nationales : c’est notamment le cas sur la livraison.”.





La France en retard

Ces opportunités sont d’autant plus intéressantes à saisir que la France semble avoir pris un léger retard sur ses concurrents : avec 34% des internautes français déclarant avoir déjà acheté sur un site étranger, le e-commerce délocalisé se porterait donc moins bien dans l’Hexagone qu’ailleurs. Une bonne nouvelle en terme de rétention… ou non : selon PayPal, ce seraient les progrès dans le domaine des sites multi-langues et multi-devises qui auraient permis à nos compatriotes de commander à l’étranger… sans le savoir.
D’où l’importance d’une plateforme flexible afin de s’adapter en temps réel aux différents marchés, notamment pour améliorer l’expérience client. Car les chiffres globaux du e-commerce sont encourageants au niveau mondial : selon l’étude PayPal / Ipsos, 42% des internautes ont prévu d’augmenter leurs dépenses en ligne dans les 12 prochains mois. Avec un niveau de confiance amélioré, c’est tout le savoir-faire français qui pourrait s’exporter avec encore plus de succès : “en mettant en avant l’authenticité des produits, couplée à une politique de prix transparents, de moyens de paiement et de livraison fiables, les entreprises français ont de grandes chances de toucher un public mondial dans de nombreux secteurs.”, rappelle Philippe Boulay.





Sources
http://www.lsa-conso.fr/pourquoi-les-e-commercants-ne-doivent-pas-negliger-les-consommateurs-internationaux-etude,250350
http://publi-news.fr/fr/component/k2/item/40091-47-des-acheteurs-en-ligne-dans-le-monde-ach%C3%A8tent-sur-des-sites-bas%C3%A9s-%C3%A0-l%E2%80%99%C3%A9tranger

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